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Securitas sanctionne les agents pour sa propre incompétence


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Securitas: « nous sommes derrière nos agents! »

Bien nombreux sont les témoignages d’agents qui se font sanctionner à cause de la mauvaise gestion des chefs de sites. Voici une histoire parmi tant d’autres.
Cela se passe au centre commercial «La belle Etoile» et plus précisément au magasin ZARA. L’agent arrive sur site, grilles fermées. Il appelle avec son téléphone privé pour annoncer sa prise de poste au dispatching. A noter que Securitas interdit l’utilisation du téléphone prive (cela est bien précisé sur les fiches missions), mais cela ne vaut que quand ça les arrange.

Donc, à 04h30, l’agent fait sa prise de service en appelant le dispatching et demande comment entrer sur le site. Non seulement le dispatching ne sait pas lui répondre, mais ne sait même pas que l’agent est prévu en service. Le dispatching propose donc de rappeler l’agent après s’être renseigné. Vers 04h50, notre agent est toujours devant le site, sans nouvelles, et décide de rappeler lui le dispatching. Nous comprenons maintenant pourquoi Securitas demande à ses agents d’être présents sur site au moins 15 minutes avant la prise de service. Un autre salarié au dispatching répond et donne des consignes. L’agent arrive enfin à entrer au centre commercial. A noter que ce centre est surveillé par une autre société de gardiennage.
Il prend contact avec les ouvriers car la mission consistait à surveiller les travaux. L’agent effectue une reconnaissance des lieux afin de s’assurer entre autre de l’herméticité du magasin. Une fois ces travaux terminés, le chef d’équipe des ouvriers annonce à l’agent qu’ils vont quitter les lieux et donne le code pour mettre le site sous alarme. Notre agent appelle donc le dispatching pour rendre compte que les ouvriers ont quitté les lieux, que la ronde de fermeture a été effectuée et que la temporisation de l’alarme s’est déclenchée. L’agent du dispatching répond « on ne gère pas les alarmes du site, vous devez téléphoner à ADT ». A noter que sur la fiche mission (fiche des consignes remise par Securitas), il est clairement écrit : « L’alarme sera connecté (« connectée » en français correct) par l’agent Securitas – Code fournit (pas de « t » en français correct) par Dispatch ». Evidemment, l’agent ne connaissait pas l’existence de la société ADT. Soit, juste un détail. Le dispatching met l’agent en relation avec cette fameuse firme sans autre explication. L’agent se présente donc à l’interlocuteur de ladite firme et expose les faits en ce qui concerne les problèmes liés à la mise en route de l’alarme, pour laquelle l’agent n’a d’ailleurs pas d’habilitation, il faut le souligner. L’unique réponse de l’employé de la société ADT est qu’il n’a pas reçu d’alarme.

L’agent rappelle le dispatching pour rendre compte et quitte les lieux.
Conclusion logique de Securitas : l’agent est sanctionné par un avertissement car il n’a pas su mettre le magasin sous alarme. Dans cet avertissement, M. Stéphane MOHR, responsable du pool extra, et Mme Sandra SEVERIN-MACRI, responsable des ressources humaines, reprochent à l’agent : « vous deviez vous-même connecter l’alarme en utilisant le code fourni par le dispatching ».

Auteur

Claus Marquardt
Claus Marquardt

Claus Marquardt est Secrétaire syndical au NGL-SNEP. Ses attributions concernent notamment le calcul des salaires, le gardiennage, les conventions collectives, la représentation dans les entreprises. Claus Marquardt est titulaire d'un bac Administration et Gestion et muni de l'esprit d'équipe inculqué par la Gendarmerie Française.

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