Etat de la nation (Partie VI)

Système de santé, services de secours, Brexit


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Système de Santé

Le Premier ministre parle d’un des meilleurs systèmes du monde. En effet, une étude récemment publiée1)Christopher Murray de l’University of Washington à Seattle, USA met le Luxembourg en 10ème place dans une comparaison internationale. Ces valeurs théoriques ne doivent pas nous séduire à croire que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes. En effet, en tant que syndicat, nous sommes de plus en plus confrontés à des plaintes de patients concernant leur traitement médical. Cela passe de certificats de complaisance (qualifiés en tant que tels par le médecin traitant lui-même!), par des erreurs médicales manifestes (constatées par des confrères qui encouragent les patients à porter plainte) à des interventions (opérations) pour des maladies non constatées. Nous en avons des histoires choquantes à raconter, ce qui fera l’objet d’autres publications circonstanciées.

Services de secours

services de secours

Nous avions publié à ce sujet cet article qui concerne essentiellement le financement des services de secours. Le constat désillusionne: il y a de moins en moins de volontaires. Le travail est de moins en moins attractif. Le cœur du problème: les volontaires travaillent ensemble avec des professionnels. Les uns sont (bien) rémunérés, les autres travaillent pour la gloire. L’idéalisme ne tiendra pas longtemps pour un travail dans lequel la réalité du terrain vous rattrape brutalement. C’est triste d’en arriver là!

Brexit

La rupture

La réaction de l’UE par rapport au BREXIT est arrogante (Voir notre article ici: Brexit: règlement de compte avec la politique). Au lieu de sonder les causes d’une telle décision et d’y apporter remède, comme il devrait être le cas dans un système qui porte la qualification de « démocratique », les responsables nous font croire qu’on se passera de la Grande-Bretagne en Europe. Good riddance!2)Bon débarras! Finies les rodomontades « I want my money back » 3)« Je veux qu’on me rende mon argent! » avait lancé l’ancienne Première ministre britannique, Margaret Thatcher, lors du sommet des chefs d’État et de gouvernement des 9 pays de la Communauté Européenne, le 30 novembre 1979 à Dublin. Le Royaume-Uni, il faut le savoir, est l’un des (rares) pays qui paient plus à l’UE (la CEE à l’époque) qu’ils n’en reçoivent, la PAC (politique agricole commune) instaurée par le Général De Gaulle, consommant une très forte partie du budget européen, et profitant essentiellement aux Français.

L’UE passera-t-elle à l’ordre du jour comme si de rien était? Vraiment? Nous pensons que non! Le Royaume-Uni est la seconde puissance économique de l’UE et justement, cette puissance économique équivaut à celle des 20 plus petites économies de l’UE. C’est comme si 20 pays sur 28 quittaient l’UE4)Hans Werner Sinn, économiste allemand, président de l’Institut pour la recherche économique (IFO) à Munich.. Les critiques britanniques sont autrement plus nombreuses et nuancées que ce que la presse dirigée veut nous faire croire. Le départ du Royaume-Uni risque de bouleverser l’équilibre politique dans l’UE et, contrairement à ce que l’on pourrait croire, augmenter les tensions entre l’Allemagne et la France. Il devra y avoir des changements, alors, pourquoi ne pas prendre les critiques justifiées du Royaume-Uni au sérieux et changer les règles tant qu’il est encore temps, pour éviter le pire?

Ce texte est également disponible en Allemand

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1. Christopher Murray de l’University of Washington à Seattle, USA
2. Bon débarras!
3. « Je veux qu’on me rende mon argent! » avait lancé l’ancienne Première ministre britannique, Margaret Thatcher, lors du sommet des chefs d’État et de gouvernement des 9 pays de la Communauté Européenne, le 30 novembre 1979 à Dublin. Le Royaume-Uni, il faut le savoir, est l’un des (rares) pays qui paient plus à l’UE (la CEE à l’époque) qu’ils n’en reçoivent, la PAC (politique agricole commune) instaurée par le Général De Gaulle, consommant une très forte partie du budget européen, et profitant essentiellement aux Français.
4. Hans Werner Sinn, économiste allemand, président de l’Institut pour la recherche économique (IFO) à Munich.

Auteur

Armand Wildanger
Armand Wildanger

Armand Wildanger est le Secrétaire Général du Syndicat NGL-SNEP depuis 2008. Il est en charge des communications du syndicat ainsi que de l'organisation et du fonctionnement du Secrétariat général du NGL-SNEP. Il fait partie du Conseil d'administration du NGL-SNEP. Armand Wildanger est diplômé en gestion d'entreprise.