Périodes de référence: 12 longs mois

Le rôle des syndicats représentatifs


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Vous trouverez ici le premier article sur les périodes de référence.

Vous trouverez ici le second article sur les périodes de référence.

 

Périodes de référence de 12 mois

Certains salariés doivent rigoler en ayant eu la patience de lire jusqu’ici. Il s’agit de ceux qui souffrent depuis un certain temps déjà des périodes de référence de 12 mois. Même avant le passage aux 12 mois, certains étaient déjà sous l’empire d’une PR de 6 mois. Ces salariés peuvent vous confirmer que malgré la grande flexibilité vantée du système, cette dernière est à sens unique. Malgré cette longue période sur laquelle, on devrait pouvoir le croire, un équilibrage des heures et une certaine régularité devraient être possibles, les désavantages pour les salariés sont flagrants. Plus de vie privée, impossibilité de connaître de façon fiable à l’avance ses horaires de travail, difficultés incompréhensibles de profiter de ses congés de façon raisonnable pour ne citer que ces trois points.

Certes, l’on pourra argumenter qu’il n’y pas de système parfait et nous ne cessons de dire que tout système n’est qu’aussi bon que la plus mauvaise personne qui le fait tourner. Cherchez l’erreur humaine, ou plutôt l’absence de bonne volonté.

Victimes d’incompétence

En observant le déroulement de ces longues PR, on peut avoir l’impression qu’effectivement, le système bute sur l’incompétence humaine, le fait que les employeurs utilisent à mauvais escient le cadeau qui leur a été fait. En début de PR, on fait du n’importe quoi, on y va à fond puisque l’employeur a le temps de régler le problème du trop d’heures « plus tard ». Et même avec ces longues PR, il arrive régulièrement que des salariés sont « assignés à résidence », en repos, afin que l’employeur puisse échapper au paiement des heures supplémentaires. Il va sans dire que le salarié doit rester disponible, même pendant ses heures de repos, au cas où l’employeur aurait besoin de ses services indispensables. Au cas contraire, il n’y a aucun paiement pour cette « attente ».

Il est vrai que le cas diamétralement opposé existe également: peu d’heures pour le salarié en début de PR pour ensuite subir des mois extrêmement chargés afin de remplir son quota minimum d’heures. Ces deux extrêmes s’appliquent dans les mêmes entreprises. D’où la conclusion de la mauvaise gestion!

Merci les syndicats représentatifs (étatisés?) 1)en effet les syndicats cités sont financièrement subventionnés par l’État, voir Budget de l’Etat!

Donc, pour récapituler, plus la PR est longue et plus les salaires sont élevés, plus les salariés bossent et plus ils perdent de l’argent! Nous avions déjà évoqué que la durée de la PR légale est de maximum 4 mois. Cela signifie que tout employeur peut mettre en place un telle PR. Ceux qui sont visés par cette PR légale sont les entreprises qui n’ont pas de convention collective de travail. Il faut savoir que lors de la mise en place d’une convention collective, le gouvernement n’intervient pas. Les négociations sont le seul business des syndicats représentatifs. Ces derniers peuvent prolonger la durée de la PR sur un maximum de 12 mois. Ces PR excessivement longues et néfastes sont donc l’œuvre exclusive des syndicats OGBL, LCGB et ALEBA!

Halte! Les syndicats ne sont-ils pas là pour défendre justement les intérêts des salariés? N’est-ce pas le monde à l’envers? Pour combler le tout, il n’y a pas de compensation par du congé supplémentaire! Les personnes sous le « régime du gouvernement » à 4 mois de PR ont 3,5 jours de congé de plus par an, alors que ceux qui ont droit au « traitement de faveur » des 6 et 12 mois, n’ont pas de compensations. Dans le gardiennage, les agents ont même « perdu » 2 jours de congé 2)on peut même dire que l’on leur a volé deux jours de congé. Les agents ont toujours été à 25 jours de congé de base, mais avaient 2 jours fériés d’usage qui ont été transformés en jours de congé afin de mieux pouvoir les sucrer aux nouveaux embauchés. Encore merci aux syndicats OGBL et LCGB!.

Tout pour les uns, rien pour les autres

Vous aurez compris la raison pour laquelle les employeurs sont tellement friands de ces PR: elles leur permettent de vous faire travailler plus, de vous avoir à disposition à volonté et ceci sans que cela leur coûte un sou de plus! Et comme dans tout système, la médaille a deux côtés: là où il y a des grands avantages, il y a également de grands désavantages. Dans ce cas, c’est la répartition de ces derniers qui est troublante: les avantages sont exclusivement pour les employeurs, les désavantages exclusivement pour les salariés.

Ce texte est également disponible en Allemand

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1. en effet les syndicats cités sont financièrement subventionnés par l’État, voir Budget de l’Etat
2. on peut même dire que l’on leur a volé deux jours de congé. Les agents ont toujours été à 25 jours de congé de base, mais avaient 2 jours fériés d’usage qui ont été transformés en jours de congé afin de mieux pouvoir les sucrer aux nouveaux embauchés. Encore merci aux syndicats OGBL et LCGB!

Auteur

Armand Wildanger
Armand Wildanger

Armand Wildanger est le Secrétaire Général du Syndicat NGL-SNEP depuis 2008. Il est en charge des communications du syndicat ainsi que de l'organisation et du fonctionnement du Secrétariat général du NGL-SNEP. Il fait partie du Conseil d'administration du NGL-SNEP. Armand Wildanger est diplômé en gestion d'entreprise.