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Congés chez Securitas

SECURITAS sur le cap de la confrontation!


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Cela fait un certain temps déjà que nous suivons de près la question des congés dans le gardiennage. Cette fois-ci, c’est SECURITAS qui retient tout notre intérêt. Si nous écrivons SECURITAS, nous parlons aussi bien de la Direction que de la délégation.1)A noter que les délégués NGL-SNEP se sont retirés des réunions de la délégation depuis un an maintenant, et cela par protestation contre les agissements communs de la direction et du syndicat LCGB et ses délégués. L’on pourrait être amené à croire que les deux ne font qu’un. En matière de congés, cela est le cas: les deux ne travaillent pas dans l’intérêt des agents, et semblent tout ignorer de la loi sur les congés, basée sur le bon sens et la gestion en bon père de famille! Cela semble être impossible à SECURITAS!

Le cadre est le siège de la Commission européenne à Luxembourg. Un endroit, où nous sommes particulièrement sensibles pour ce qui est du respect des lois. Voilà qu’au crépuscule de l’année 2017, les délégués du LCGB se sont érigés en conseillers en matière de congés. Ces derniers ont écrit aux agents qu’ils sont intervenus auprès de la direction pour qualifier d’ « inadmissibles » les « pressions » « des deux responsables de site de la Commission Européenne. » En effet, ces derniers auraient poussé les agents à solder leurs congés avant le 31 décembre 2017. D’où la montée au créneau des délégués du LCGB. Une tempête dans un verre d’eau? Pire, dirions-nous! Il s’agit tout simplement d’une fausse agitation totalement contre-productive. En suivant  la position baba-cool, « vous n’avez pas besoin de solder vos congés avant la fin de l’année », les agents risquent tout simplement de perdre leurs congés et seront complètement à la merci du bon vouloir de l’employeur. Nous avons chargé nos délégués d’informer correctement les agents qui les consultent afin que ces derniers ne risquent pas de perdre leurs congés, comme c’est la cas pour ceux qui suivent les conseils des délégués du LCGB! Sachez que notre syndicat a une très grande expérience juridique et judiciaire en la matière et prend soin de continuer cette expérience à ses délégués sur le terrain! Nous n’en dirons pas plus à ce sujet. Tout agent a le choix de se syndiquer où il veut!

Récemment, la direction de SECURITAS, sous la plume de Karel VANMAELE, Branch manager, est revenue à charge dans la question des congés sur le site de la « Com ». Deux points ont immédiatement attiré notre attention. Pour certains sites de la « Com », SECURITAS écrit que les agents « doivent prendre en compte [les périodes de fermeture pour congés et fériés] et ne pas oublier de les inclure dans leurs demandes de congés. » Il faut donc comprendre que l’agent est censé s’adapter au client à ses frais. Lorsque ce client est en congé, l’agent doit être en congé également. Et il ne saurait être reproché à SECURITAS d’imposer ces congés puisque celle-ci oblige l’agent à « demander » congé. Quelle hypocrisie! Idem pour les jours fériés de la « Com »: le client ne travaille pas, et donc, pas la peine de payer les agents. C’est tout bénef pour SECURITAS. Elle encaisse les bénéfices mais ne prend pas sa responsabilité d’employeur. Pour les risques et inconvénients du métier, les agents ont bon dos! La question se pose de savoir si les institutions européennes ont connaissance de ces pratiques illégales et si elles les cautionnent tout en fermant l’œil là où cela les arrange. Nous allons voir!

Le deuxième point concerne la computation des congés par semaine. Le Code du travail est formel sur ce point: une semaine de congé équivaut à 40h. Or, SECURITAS demande aux agents de poser congé en incluant tous les jours, y compris les samedis et dimanches pour les agents en poste hebdomadaire et les jours de repos pour ceux en poste. Nous regarderons de près les fiches de salaire des agents concernés afin de vérifier si la semaine de congé est bien comptée à 40h et non pas à 56h de congé!

Juste avant la publication de cet article, nous avons appris que SECURITAS, de la main de Madame Louise FORTEMPS, également Branch manager, a décidé de placer plusieurs agents en congés forcés. Une telle illégalité devrait être pénible à tout l’employeur, un tant soit peu soucieux de son image. L’intervention de notre délégué est restée infructueuse. SECURITAS persiste et signe son acte basé sur un texte inexistant. Manifestement, l’absence de sentiment de décence et d’amour propre et le fait de ne pas avoir peur de se ridiculiser semble être une qualité pour travailler en tant que Branch manager auprès de SECURITAS, qui fait tout pour chercher la bagarre. Elle finira par la trouver!

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1.A noter que les délégués NGL-SNEP se sont retirés des réunions de la délégation depuis un an maintenant, et cela par protestation contre les agissements communs de la direction et du syndicat LCGB et ses délégués.

Auteur

Armand Wildanger
Armand Wildanger

Armand Wildanger est le Secrétaire Général du Syndicat NGL-SNEP depuis 2008. Il est en charge des communications du syndicat ainsi que de l'organisation et du fonctionnement du Secrétariat général du NGL-SNEP. Il fait partie du Conseil d'administration du NGL-SNEP. Armand Wildanger est diplômé en gestion d'entreprise.

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