1 mai au NGL-SNEP


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1 mai

Discours du 1 mai

 

Réforme fiscale

Le traditionnel discours du 1 mai a notamment abordé le sujet de la réforme fiscale. Le Président national a posé la question de savoir s’il s’agit réellement d’une réforme digne de ce nom. A y regarder de près, actuellement du moins, on pourrait avoir l’impression que tout un chacun payera plus ou moins légèrement moins d’impôts qu’avant la réforme, exception faite justement de ceux qui en ont le plus besoin: ceux qui ne paient pas d’impôts, parce que leur salaire est proche du minimum. Cet arrosage aux deniers publics n’étonne pas si l’on sait qu’il aura lieu en 2017, et qu’il produira ses premiers effets en 2018, juste avant les élections législatives. Pour le surplus, la réformette ne met guère d’accents, ne promeut pas, n’incite pas. (environnement, pensions complémentaires, santé…) Reste à rajouter que les gains en revenus nets obtenus grâce à la réforme ne compensent que très partiellement la progression à froid des dernières années.

Périodes de référence

Le Président national toucha brièvement l’introduction de la période de référence légale de 4 mois. « Légale » puisque tout patron peut y avoir recours notamment en l’absence de convention collective dans son entreprise. Cela ne peut être compris autrement que comme cadeau pour les employeurs. Résumé en bref: « travailler plus pour gagner moins »! Les périodes de référence correspondent en réalité à l’abolition du paiement des heures supplémentaires.

Du vent!

Ce n’est non sans ironie que le Président national se pose des questions sur les déclarations du syndicat qui se veut le numéro un au Luxembourg et qui semble à présent également parler au nom des fonctionnaires. Comment combattre le chômage en allongeant les périodes d’indemnisation? Comment combattre la pauvreté en augmentant (jusqu’où) le salaire social minimum? Comment combattre l’inégalité par la réforme fiscale qui donne un peu à tout le monde, un peu plus à ceux qui ont déjà beaucoup, et un peu moins (rien) à ceux qui sont au minimum?

Sortie des employeurs du financement de la CNS

Le Président national rappelle qu’une société civilisée est basée sur la solidarité, et qu’il n’est pas question pour les employeurs de fuir leurs engagements au niveau de la sécurité sociale. Il est un fait connu que le taux de maladies est inversément proportionnel aux conditions de travail des salariés.

Ce texte est également disponible en Allemand

Auteur

Armand Wildanger
Armand Wildanger

Armand Wildanger est le Secrétaire Général du Syndicat NGL-SNEP depuis 2008. Il est en charge des communications du syndicat ainsi que de l'organisation et du fonctionnement du Secrétariat général du NGL-SNEP. Il fait partie du Conseil d'administration du NGL-SNEP. Armand Wildanger est diplômé en gestion d'entreprise.

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